Le cahier rouge sang

Imaginez la scène de crime : Un homme de race blanche de 40/45 ans, mort d’un coup de poignard planté dans le cœur, une arme de collection au manche de nacre décoré d’une opale, deux cicatrices sur les joues et les yeux arrachés de leur cavité !

 

Sur la scène de crime, aucune trace, aucune empreinte, aucun moyen d’identifier la victime ni l’assassin.

 

La gendarmerie de Provins enquête sur un crime de sadique ou sur un crime rituel.

 

15 jours plus tard, à Paris, un autre homme est retrouvé mort dans des conditions identiques : les yeux de la victime ont été énucléés !

 

Greg DELANO, ancien commissaire devenu détective privé, enquête à la demande de la veuve de la première victime.

 

Avec lui, avancez sur les traces d’un sérial-killer !

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2. Juin, 2016

Extrait: les premières pages

                                  1

 Le ciel gris améthyste, qui se découpait à travers la vitre sale du bureau de Greg ajoutait à l’atmosphère mélancolique dans laquelle il baignait depuis le matin.

 

Ce lundi était l’un de ces jours où le spleen le dispute à l’énergie et la bataille était perdue d’avance. Greg n’avait manifestement envie de rien ni de personne et personne n’avait besoin de lui. En accord parfait avec son environnement.

 

Pour lui même, il pensa :

 

« Encore une de ces sales journées où il vaudrait mieux rester au lit, sauf que mes rhumatismes n’aiment pas trop longtemps la position allongée. Avec un peu plus de soleil, j’aurais pu travailler mon « swing » mais j’ai horreur de golfer tout seul. Quant au boulot, il faut bien avouer que je ne croule pas sous les enquêtes passionnantes. 

 

Encore cette cliente persuadée que son mari la trompe avec sa meilleure amie.

 

Lui, je l’ai suivi des jours et des jours, et je n’ai  jamais vu un type à la vie aussi réglée et monotone : son travail de col blanc dans une compagnie d’assurance, 9 heures le matin, 17 heures le soir, le midi à la cantine de la boite, un petit détour au bistrot du coin sur le chemin du retour et basta. Rien de bien affriolant.

 

Vu sa tête et sa tenue vestimentaire, les quelques propos entendus au bistrot, j’imagine assez mal le « coco » se transformant en Don Juan dans une chambre sordide du petit hôtel du coin. Enfin, du moment que la cliente paye et plutôt bien, je vais lui taper un rapport et lui expédier quelques photos de son cher et tendre. »

Greg DELANO avait évidemment connu des heures meilleures. Des heures de gloire, même. Jeune et brillant commandant de police au SRPJ de Versailles, il avait tout pour faire une carrière brillante et accéder au sommet de la hiérarchie de la police judiciaire à Paris même.

 

Il avait réussi trois ans auparavant à démanteler un réseau de pédophilie sur Internet. Une très longue enquête dans les milieux de la drogue et de la prostitution avec des ramifications dans les salons feutrés du 16e. Au terme d’une longue traque sur le « Web », Greg avait coffré les commanditaires, des notables très bien installés dans la vie parisienne et qui se révélèrent d’une perversité absolue. Le fric et le sexe d’un côté, et de l’autre des enfants de quatre ans parfois. « Tous coupables », disaient souvent le directeur de la « Crim » connu pour son abjection misanthrope.

Juriste de formation et licencié en psychologie, Greg avait débuté sa carrière par un poste de « profiler » au sein d’une brigade spécialisée sur les crimes de sang restés impunis au sein de la très fameuse « Crim » de Paris.

 

Nommé Lieutenant, il avait fait ses preuves sur plusieurs affaires à la fois par une intuition fine et affirmée mais aussi par un sens de la procédure judiciaire qui impliquait que ses enquêtes étaient juridiquement inattaquables par l’avocat du prévenu.

 

Procédurier et profiler, un CV rare même à la « Crim ». En outre, Greg était de ce genre d’enquêteur opiniâtre et tenace qui ne lâche jamais une affaire tant qu’elle n’est pas résolue. Et çà, ses supérieurs comme les juges et les procureurs appréciaient.

 

Tant et si bien qu’il fût rapidement nommé capitaine puis commandant du SRPJ de Versailles. Ce premier poste important lui permit de développer son sens du travail en équipe et du commandement. Greg était un chef très apprécié de ses lieutenants.

 

Le problème avec lui, c’était son aversion de l’injustice. Une vraie maladie.

Il se pouvait parfois qu’une affaire ne puisse être totalement élucidée, faute de preuve ou d’aveux confirmés par écrit ; ce qui conduisait immanquablement à relâcher un suspect, alors même que tout indiquait sa culpabilité ; l’intime conviction de l’enquêteur, les aveux officieux, les manœuvres de l’avocat…

 

Deux affaires avaient fait grand bruit dans le landernau judiciaire parisien. Greg avait été confronté lors d’une course-poursuite avec des suspects qu’ils avaient dus relâcher quelques heures auparavant, faute de preuve. Par deux fois, les suspects avaient ouvert le feu sur lui ou sur l’un de ses lieutenants et à chaque fois, grâce à la précision de son tir, il avait fait mouche. Là, où il ne fallait voir que légitime défense pour préserver sa vie ou celle d’un subordonné, la justice vit la volonté d’un justicier, qui ne parvenant pas par la procédure judiciaire à confondre les meurtriers, se substituait à elle.

 

Greg fût la victime de l’enquête de la police des polices, les célèbres et intransigeants « bœufs carottes » et il fût sanctionné d'un blâme puis d’une rétrogradation ; la seconde fois, ne supportant pas ce mauvais procès, il préférât démissionner.

 

Preuve qu’il ne transigeait pas avec lui même. Homme de foi, idéologue de la police judiciaire, sa déontologie personnelle ne pouvait concilier l’injustice et le doute.

 

Selon sa propre loi de vie N° 1 « Ce qui s’élève, retombe forcément », (1) commencèrent alors les années de galère :

Responsable de la sécurité d’une compagnie d’experts en assurance, puis travaillant pour une chaîne de grands magasins, Greg se morfondait dans des emplois subalternes, tyrannisé par une hiérarchie tatillonne.

 

Occupant un poste dont l’importance échappait à tous, il s’ennuyait à mourir, regrettant parfois son intransigeance.

 (1) : Voir les règles d’or de la vie du Flic en fin de volume.

D’autant que quelques temps plus tôt, sa femme l’avait quitté, sans jamais lui expliquer la raison de ce départ. Il en avait conclu que sa passion pour ce travail et cet échec professionnel, l’avait dévalorisé aux yeux de sa compagne.

 

« C’est clair qu’il faut me reconstruire au plus vite avant de sombrer dans une totale mélancolie, même si le spleen a du bon et qu’il est doux de se replonger dans les heures heureuses plutôt que d’affronter un présent ou un futur incertain et effrayant ».

 

Ayant retrouvé son optimisme naturel et le goût pour l’avenir, Greg avait créé une officine de détectives privés, embauchant au passage un ancien collègue OPJ, Walter Frelon encore plus paumé dans la vie que lui. Une belle équipe assurément.

 

L’avantage avec Walter, c’est que lui assume avec cœur et envie toutes les filatures et les planques de nuit, calé au fond de la voiture, l’appareil photo à la main et le sandwich au thon dégoulinant sur sa chemise, fumant cigarette sur cigarette, au point de se cacher derrière l’épais brouillard de fumée. Une tactique à la Walter.

 

Pour Greg, pas besoin de l’entendre pour savoir qu’il arrive : il suffit de sentir la fumée de cigarette qui le précède. Pas besoin de le questionner pour connaître le point de l’enquête en cours, sa chemise vous indique le menu, où il l’a pris et le temps passé.

 

A part ces petits détails vestimentaires ou culinaires, Walter est un charmant garçon, toujours de bonne humeur, toujours prêt pour une mission, conciliant de nature.

 

De plus, Walter possède un de ses gabarits qui impressionne l’adversaire et rassure le partenaire : 1m95 pour 110 kg, ceinture noire de judo à 20 ans et boxeur thaï pendant ses heures de loisir. Son physique valait bien une pancarte : « attention étranger : danger, passez votre chemin ».

Greg lui, est encore d’une nature sportive : grand, 1m85, même si ses  chromosomes les mieux maîtrisés conduisent plus à des aptitudes intellectuelles que sportives.

 

Dans ce sens, le couple Greg et Walter était des plus complémentaires.

 

Le ciel est toujours aussi gris, virant à l’anthracite. Le carreau est vraiment sale. La combinaison des deux et l’orage qui se prépare incitent Greg à allumer le plafonnier dés 4 heures de l’après midi.

 

Son rapport fini, les photos de Walter développées, il ne lui reste plus qu’à appeler sa cliente pour la rassurer.

 

« Bien qu’une mégalo pareille aura bien du mal à se laisser persuader. Demain sera un autre jour et quelque chose me dit que la chance va tourner. Une belle enquête se prépare. Çà, c’est mon instinct de limier et il ne faillit jamais. » 

 

Le ciel de Provins se couvre enfin et vire au noir.

       

 

                                    2

   

Virginie LEJEUNE, aspirante de la gendarmerie de Provins, était au bord de la crise de nerfs. Elle se réfugia pour vomir derrière l’estafette des gendarmes. Depuis 3 semaines, elle venait d’être nommée à ce premier poste auprès du lieutenant GILARDIN. Celui-ci l’envoya chercher par l’intermédiaire de l’adjudant FECASSE et la morigéna :

 

-          Aspirante, que ce soit votre premier crime, soit, que celui-ci soit particulièrement horrible, toujours d’accord, mais si vous êtes sensible à ce point, il vous faudra embrasser une autre carrière. Moi j’ai besoin d’un officier de gendarmerie efficace et disponible. N’oubliez pas que je n’ai pas terminé votre évaluation et que celle-ci conditionnera la suite de votre carrière au sein de la gendarmerie nationale. Alors, vous allez piloter l’équipe scientifique dés qu’elle arrivera, et en attendant, faîtes les premières constatations d’usage et les prélèvements.

 

 -   Adjudant FECASSE, délimitez la scène du    crime, et renvoyez chez eux les                   témoins après avoir pris leur nom. Vous les convoquerez demain, pour    enregistrer leur déposition.

 

-          Bien, mon lieutenant.

 

-          Attendez, qui est ce type là bas, qui prend des photos ?

 

-          C’est le localier, enfin le reporter de l’Excelsior de Provins, mon lieutenant.

 

-          Ouais, mais il n’a rien à faire là ; pas de photo du cadavre, faîtes le moi dégager.

 

-          O.K.

  

Le cadavre d’un homme blanc, d’environ 45 ans, gisait à même le sol. Une large estafilade sur chaque joue, depuis dessous les yeux jusqu’au menton. Un poignard planté droit dans le cœur. Le pire : les yeux de la victime ont été arrachés de leur logement et les paupières refermées.

 

 C’est en ouvrant une paupière pour faire les constatations d’usage, que l’aspirante Virginie LEJEUNE fit la macabre découverte, et poussa un cri d’horreur à faire fuir les derniers oiseaux de cette forêt.

 

                                 *

 

Le procureur de la république de Provins Antoine SAUNIER arriva sur les lieux, et le lieutenant de gendarmerie GILARDIN lui fit immédiatement son rapport :

 

-          La victime est un homme de race blanche, de type européen. Impossible de l’identifier car nous n’avons retrouvé aucun document d’identité sur lui, pas de portefeuille et ni aucun autre document. La mort remonte à la nuit dernière, le médecin légiste va nous donner l’heure approximative. La mort est due au coup de couteau dans le cœur. Un seul coup. Le crime est un crime rituel, le poignard est une arme de collection que l’on rencontre davantage sur les murs d’un salon. C’est néanmoins une arme, une lame de trente centimètres. Voyez le manche décoré de nacre et d’une opale. Une belle œuvre d’art.

 

-          Pourquoi parlez-vous de crime rituel, lieutenant, ses papiers ont disparu et il a pu être victime d’un vol ?

 

-          Certes, pas de papier ni d’argent, mais un simple voleur n’aurait pas  mis en scène son crime de cette façon là. Voyez les deux marques sur les joues : deux estafilades, cela ressemble à un rituel, une façon de marquer, c’est à dire de punir  sa victime en rapport très sûrement avec le mobile du crime ; de même l’ablation des globes oculaires est, elle, une marque de privation de la  vue, donc là aussi de châtiment en liaison avec ce qu’a fait subir la victime à l’agresseur dans le passé. Très sûrement, le meurtrier reprochait à sa victime le regard qu’il a porté sur un événement qu’il a lui même subi. Il suffit de trouver dans le passé de la victime le lien avec son agresseur. C’est le mobile, plus que le vol.

 

-          Oui, encore faut-il trouver à qui nous avons à faire, n’est-ce pas ? Que savons- nous sur l’heure de la mort ?

 

-          Le légiste va nous répondre.

 

MARTIN DESSOUDES, le légiste approchait justement.

 

-          Vers 1 ou 2 heures du matin, la mort a été instantanée, un seul coup de couteau, porté à même hauteur, par un homme fort d’environ 1m80 comme la victime. Les traces sur la joue, ou l’ablation des globes oculaires ont été faites avec une autre arme, une lame falciforme et plus petite. Le poignard, lui est resté en place dans le cœur.

-          Donc un sadique, monsieur le Procureur, qui avait préparé son coup, un voleur n’emporte pas deux couteaux sur lui. Voyons ce que disent les scientifiques, voulez-vous ?

 

-          Tout à fait, vous m’avez convaincu.

 

L’aspirante LEJEUNE approcha à son tour :

 

-          Le rapport de la gendarmerie scientifique sera affligent et des plus court mon lieutenant : aucune empreinte, ni sur l’arme, ni sur le corps de la victime, ni alentour. Aucune trace, aucun morceau de tissu, ni même un cheveu qui ne traîne ;  rien qui ne permette une analyse ADN : nous avons fait choux blanc sur toute la ligne et nous avons passé la zone au peigne fin, plusieurs fois de suite. C’est consternant, à croire que l’assassin connaît nos techniques et nos méthodes d’enquête scientifique et à effacer toutes ses traces ; mieux, l’agresseur a pris soin de n’en déposer aucune.

 

-          Gardez vos commentaires pour vous, aspirante et repassez la scène du crime au détecteur infrarouge. Du sang a dû gicler de la blessure et a pu tracer l’agresseur. Prenez des lunettes infrarouges et retrouvez- moi un cheveu ou je ne sais quoi. Il n’est pas possible que nous ne trouvions aucune trace, aucune empreinte, aucun cheveu ou poil. N’est-ce pas monsieur le Procureur ?

 

-          Tout à fait. Voilà qui est surprenant. En tout cas, je vous confie l’enquête lieutenant. Tenez-moi informé de vos progrès. Ainsi que le juge d’instruction que je vais désigner, sans doute CORBIN.

 

-          Parfait, au revoir monsieur SAUNIER.

 

                                   *

 

 

Walter rentra précipitamment dans le bureau de son patron. Celui-ci à son grand étonnement était absent. Il décrocha le téléphone et composa le numéro de son portable.

 

-          Greg, qu’est-ce que tu fous ? Il faut que tu rentres de toute hâte, il y a un super canon assis dans la salle d’attente de ton bureau, tu ne peux pas rater ça.

 

-          Ravales ta sueur Walter et ne t’étouffes pas trop vite. Veux-tu installer cette personne dans mon bureau et lui faire la conversation. Je suis dans un embouteillage et dès que possible je serais au bureau.

 

-          Dis donc, on n’a pas trop d’affaire en ce moment, tu pourrais être à l’heure à tes rendez-vous.

 

A ce moment précis, la porte du bureau s’ouvrit prestement et la belle visiteuse précisa à Walter :

 

-          Je n’ai pas pris de rendez-vous, mais je souhaite rencontrer Monsieur Greg DELANO dès que possible. Je puis attendre.

 

-          Ne vous inquiétez pas chère madame, je l’ai en ligne et il va bientôt nous rejoindre. Voulez-vous une tasse de café pour patienter ?

 

-          Plutôt une tasse de thé, si cela vous est possible.

 

L’athlétique adjoint de Greg regretta aussitôt sa proposition, car l’idée de préparer un thé lui paraissait totalement abstraite. Où diable la petite Pénélope pouvait-elle ranger le thé ? Quelle dose de thé et d’eau fallait-il mettre ? Mon dieu, que de questions insurmontables ?

 

 

                                  *

Greg observait du coin de l’œil, à la dérobée, l’élégante femme brune, élancée et très chic qui lui faisait face. La scène qu’elle lui décrivait, lui paraissait totalement décaler venant d’elle.

 

C’était vraiment une très belle femme de plus ou moins quarante ans, chic dans un tailleur certes de confection courante et de bon marché, mais qui soulignait ses formes avantageuses et découvrait de longues jambes gainées de bas noirs, du plus bel effet sexy.

 

Le maquillage léger et discret mettait en valeur un teint mat que rehaussaient des yeux verts et une bouche gourmande. Sa chevelure noire et longue lui donnait une profondeur et un mystère qui intriguait Greg.

 

Ses propos étaient tout aussi intrigants et Greg l’écoutait attentivement :

 

-          Monsieur DELANO, j’ai besoin de votre aide pour retrouver l’assassin de mon mari.

-          Appelez-moi Greg, c’est plus simple.

 

-          Soit, Greg. Ce crime est odieux et totalement hallucinant, voire incompréhensible pour moi. Mon mari et moi avions une vie des plus simple et régulière. Je ne lui connaissais aucun ennemi, ni dans son métier à la SNCF, ni en général. C’était un bon père de famille, aimant ses deux fils et un bon mari.

 

-          Vous ne lui connaissez pas d’aventure ?

 

-          Allons, nous étions très heureux en ménage et ce n’était pas son genre d’aller voir ailleurs.

 

-          Vous savez un mari jaloux qui se venge de l’amant de sa femme, c’est assez banal. Quant à son infortune, vous savez comme moi que le cocu est toujours le dernier informé.

 

-          Non, je ne le sais pas. Mais ce que je sais, c’est que vous faîtes fausse route. D’ailleurs la gendarmerie a suivi cette piste et n’a rien trouvé. Certes ils n’ont rien trouvé d’une manière générale mais, sur ce point au moins, je les crois efficaces.

 

-          Vous doutez de l’enquête des gendarmes ?

 

-          Non, le lieutenant GILARDIN connaît manifestement son métier, il est méthodique et consciencieux, je n’en doute pas, mais ce type de crime n’est pas courant à Provins et j’aurais préféré que le Procureur nomme un enquêteur de la police judiciaire de Reims ou de Paris.

 

-          Vous avez raison, l’avez vous demandé au Procureur ?

 

-          Oui, mais il avait pris cette décision et ne voulait pas en changer.

 

-          Les gendarmes ont-ils examiné la piste du sadique ou d’un rituel religieux ?

 

-          Oui, c’est la piste privilégiée par la gendarmerie et le Procureur. Mais je vois mal mon mari concerné par ce genre d’individus.

 

-          Bien sûr, mais il a pu être choisi au hasard comme victime expiatoire  par le criminel. Ou encore quelque chose dans son passé a pu le mettre en présence du meurtrier ?

 

-          Mon mari est arrivé à Provins, il y a 18 ans. Il habitait précédemment en région parisienne. Depuis 18 ans, je connais tout de sa vie et je ne vois rien qui pourrait expliquer ce crime odieux.

 

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